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Pour ne plus ReLIRE

Une pétition en ligne contre ReLIRE est en cours :

Pétition : l’opt-out des lecteurs qui refusent de devenir ReLECTEURS

Pour signer c’est à cette adresse

ReLIRE : l’opt-out des lecteurs

À l’attention des signataires de l’accord-cadre pour la numérisation des livres indisponibles, et des groupes impliqués dans son application :

Nous lecteurs, amoureux du livre sous ses diverses formes, conscients et respectueux du statut du créateur, atterrés par les flous, les failles, les vices du projet de numérisation des indisponibles et de son application, nous déclarons que nous ne sommes pas dupes, et refusons d’être complices.

Nous joignons notre voix solidaire à celles, nombreuses, d’auteurs, d’éditeurs et d’autres acteurs du livre, qui se sont élevées pour demander un réexamen de la loi n° 2012-287, en réelle concertation avec les principaux concernés.

Mais nous n’en restons pas là. Si, en dépit de tous ces appels, ReLIRE et la loi qui l’encadre ne révisent pas leur copie, nous nous ferons un devoir de ne pas ReLIRE : nous refusons d’alimenter la machine aliénante, d’engraisser les abuseurs. Nous nous ferons un plaisir d’apporter plutôt notre soutien financier aux écrivains qui s’en iront, leurs œuvres sauvées du désastre sous le bras, bâtir ailleurs de meilleures structures de publication, aux éditeurs qui n’auront pas sacrifié leur sens de l’éthique et de l’esthétique à leur survie économique, aux libraires indépendants qui défendent tous ceux-là. Dans cette même logique, nous saurons nous souvenir des maisons d’édition qui n’hésitèrent pas à trahir leurs auteurs, en prenant avantage du déséquilibre instauré par une loi qui fait leur seul profit : celles-là perdent notre confiance, notre respect, et notre appui financier. Elles verront bien, à l’heure du bilan comptable, si les cadeaux de l’État valent la loyauté des lecteurs.

Le prix que cette loi en l’état voudrait nous faire payer à tous pour la numérisation des livres indisponibles du Xxe siècle est aberrant. Mais un public de lecteurs n’est pas un troupeau de consommateurs.

Si le projet ReLIRE se fait, nous nous engageons à ne pas faire vivre ReLIRE : considérez ceci comme notre opt-out en tant que lecteurs.

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